LUTTES à CASTORAMA AU CANNET

Publié le 19 Avril 2021

LE CANNET

Les salariés du Castorama du Cannet se mobilisent

La lutte pour les salaires, la défense de l'emploi et les conditions de travail continue à Castorama. Depuis samedi, un préavis de grève illimitée a été déposé dans la totalité des magasins du pays pour réclamer une augmentation immédiate de 100 euros net de salaire par mois, d'autant plus que l'entreprise a réalisé une hausse du chiffre d'affaires de plus de 7 % en 2020.
Lors de la mobilisation du mardi 13 avril, nous avons rencontré Émilie Briche, déléguée syndicale CGT de Castorama du Cannet. Entretien :

Patriote Côte d'Azur Quel est le but de l'action d'aujourd'hui ?
Émilie Briehe : le but est de montrer à la direction que les salariés sont en colère et qu'ils veulent être rémunérés à la hauteur de leur travail. Depuis le début de la crise sanitaire, nous sommes en première ligne. Alors que les magasins de plus de 10 000 m2 sont fermés pour risque de propagation du virus, nous restons ouverts au public. Pour compléter la non-prise en compte de notre santé, notre mutuelle professionnelle a augmenté de 19 euros par mois. La direction générale a catégoriquement refusé de verser la prime dite Macron-COVID.
Donc, aujourd'hui, nous montrons que nous ne pouvons pas continuer ainsi. Alors que l'entreprise a fait 682 millions de bénéfice, soit une augmentation de 7% par rapport à l'année précédente, nous n'avons eu que 0,7% d'augmentation générale des salaires et une diminution de la prime de participation (C'est la plus basse depuis 2013). Des enseignes concurrentes ont montré qu'il était possible de faire autrement.

Comment voyez-vous la suite du mouvement ?
Il s'agit aussi de mettre en place une convergence des luttes. « Brico-dépôt » fait partie du même groupe : Kingfisher. Vendredi il y a une action nationale dans leurs magasins. Nous allons donc mobiliser un maximum de salariés.
Nous menons des réunions nationales pour partager nos expériences et mettre en place, comme aujourd'hui, des opérations coup de poing dans les différents magasins.
Mais cette lutte pour que le monde d'après soit au service des salariés ne se limite pas aux enseignes de notre groupe. Dans la grande distribution, dans l'ensemble des commerces nous devons agir si nous voulons changer les choses.

 

Rédigé par Le Cannet Dechaîné

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